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de Biologie Médicale

 

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Une campagne pour dépister l’infection à chlamydiae

Le chlamydia est une bactérie qui provoque l’infection sexuellement transmissible (IST) la plus courante chez les moins de 25 ans. Elle peut se développer en l’absence de tout symptôme, avec des conséquences graves. C’est l’une des premières causes de stérilité en France. Se faire dépister est donc essentiel pour la déceler et la traiter. Le chlamydia se transmet lors de rapports sexuels non protégés. Elle touche les hommes comme les femmes, et peut entraîner de graves complications. Cette IST est ainsi la principale cause de stérilité des trompes dans les pays industrialisés. Elle se manifeste parfois par des brûlures, de la fièvre ou des douleurs au bas-ventre, mais dans la majorité des cas, elle est asymptomatique. La contamination passe ainsi inaperçue chez 60 à 70 % des femmes. Une absence de symptômes qui se traduit bien souvent par une découverte tardive de l’infection.

De l’intérêt du dépistage

Pourtant, quand elle est diagnostiquée suffisamment tôt, le chlamydia se soigne facilement. Se faire dépister est donc essentiel. Le test – un prélèvement local, à l’entrée du vagin chez la femme, en recueil des urines ou un prélèvement à l’entrée de l’urètre chez l’homme– peut être effectué chez un gynécologue ou un urologue, ainsi que dans les laboratoires de biologie médicale. À noter : ce n’est pas la même chose qu’un frottis, destiné à repérer les infections à papillomavirus responsables du cancer de l’utérus.

La campagne « Et vous, êtes-vous porteur du chlamydia ? »

Diffusée sur Internet du 3 septembre au 15 octobre, la campagne a pour objectif d’informer sur la maladie, ses conséquences pour la santé et l’absence de symptômes. Il s’agit aussi de banaliser son dépistage et de souligner l’efficacité des traitements existants. Elle consiste en un film façon « caméra cachée », avec un « invité surprise » : la chlamydia, agent pathogène responsable de la maladie, représenté sous la forme d’une petite créature – assez repoussante –, lui donnant une réalité tangible. Une stratégie de personnification qui a déjà fait ses preuves lors de campagne de juin 2011 « les IST stars », Grand Prix aux « Cannes Corporate Media & TV awards », composée de quatre vidéos humoristiques (chlamydia, syphilis, gonocoques et hépatite B) et d’une page Facebook active le temps de la campagne. Le principe de cette nouvelle campagne est d’interpeller des personnes sur l’existence de la chlamydiose et le risque d’en être porteur sans le savoir, puis de les inviter à se faire dépister. Deux films sont en ligne sur des sites de partage de vidéos comme YouTube. Le premier se déroule dans un cinéma, le deuxième met en scène un micro-trottoir. Ils montrent des jeunes gens qui découvrent qu’un « monstre » chlamydia est perché sur leur épaule. Ces saynètes misent sur l’humour et la surprise.

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Campagen dépistage Chlamydia

Leur but est de renvoyer vers le site créé par l’Inpes, www.info-ist.fr, qui rassemble les informations concernant la prévention et le dépistage des principales infections sexuellement transmissibles (VIH/sida, hépatite B, syphilis, papillomavirus, mycoplasmes et trichomonase, herpès génital, chlamydia, blennorragie). Il délivre des conseils, dresse la liste des lignes d’information et d’écoute, des sites internet, propose les spots des campagnes de prévention, etc. Un questionnaire en ligne permet aux internautes qui le souhaitent d’obtenir des conseils personnalisés sur les modalités de dépistage. Quatre bannières web sont également diffusées. Deux sont tirées des spots ; les deux autres reprennent les codes – adaptés au public jeune ciblé – du film d’horreur pour l’une et de l’humour pour l’autre. L’objectif est identique : créer du « trafic » sur www.info-ist.fr et orienter vers les structures de dépistage.

Alerte : stop à l’invasion !

Enfin, une opération sur Facebook a été conçue dans le cadre de la campagne. Un widget est censé permettre aux internautes de savoir qui visite leur page Facebook. Or, en réalité, celui-ci – simple à désactiver – déclenche une invasion de « créatures chlamydiae », puis invite au dépistage. Ceci afin d’illustrer que cette infection peut les « visiter » en toute discrétion, comme les personnes qui se connectent et lisent les informations de leur profil Facebook à leur insu.

Dernière mise à jour le mercredi 21 juin 2017 | Plan du site | Mentions légales | Se connecter