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AMP à risque d’hyperstimulation

Le déclenchement avec agoniste de la GnRH + hCG améliore les résultats

Ajouter la hCG à faible dose à l’agoniste de la GnRH pour la maturation ovocytaire finale dans les cycles d’AMP chez les bonnes répondeuses à risque d’hyperstimulation ovarienne améliore les taux de succès sans augmenter le risque, montre une étude américaine publiée dans Fertility and Sterility.

Le déclenchement par agoniste de la GnRH est proposé pour réduire le risque de syndrome d’hyperstimulation ovarienne mais il est associé à de moins bons résultats en termes de grossesses, par rapport au déclenchement par hCG. Ceci a été imputé à un défaut de fonction du corps jaune après le déclenchement, qui peut être compensé par une supplémentation stéroïdienne en phase lutéale.

Il a par ailleurs été déterminé que le taux de LH sérique et un pic d’estradiol supérieur à 4.000 pg/mL le jour du déclenchement étaient les principaux facteurs prédictifs de succès.

Daniel Griffin et ses collègues de l’University of Connecticut Health Center à Farmington ont évalué si l’ajout de la hCG, à faible dose pour limiter le risque de syndrome d’hyperstimulation ovarienne, à l’agoniste de la GnRH pour le déclenchement, améliorait les résultats.

Ils ont comparé 34 cycles avec double déclenchement par agoniste + hCG et 68 cycles avec agoniste seul, réalisés chez des patientes très bonnes répondeuses à la stimulation mais ayant un pic d’estradiol inférieur à 4.000 pg/mL, et à risque de syndrome d’hyperstimulation ovarienne.

Le double déclenchement a été associé à un taux de naissance significativement plus élevé que l’agoniste seul (52,9% contre 30,9%). Le taux d’implantation a également été significativement augmenté (41,9% contre 22,1%), ainsi que le taux de grossesse clinique (58,8% contre 36,8%).

Un seul cas de syndrome d’hyperstimulation ovarienne léger a été observé dans le groupe avec double déclenchement, aucun dans le groupe agoniste seul.

Les résultats de cette étude démontrent une stratégie efficace pour améliorer la probabilité de conception et de naissance vivante après un déclenchement par agoniste de la GnRH chez les patientes à risque de syndrome d’hyperstimulation ovarienne avec un pic d’estradiol inférieur à 4.000 pg/mL", concluent les auteurs.

Dernière mise à jour le mardi 18 juillet 2017 | Plan du site | Mentions légales | Se connecter