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Combiner l’échographie endovaginale et le marqueur CA 125 améliorerait le dépistage du cancer de l’ovaire

Combiner l’échographie endovaginale et le marqueur tumoral CA 125 permettrait d’améliorer le dépistage du cancer de l’ovaire, montrent des chercheurs américains qui ont réévalué les données d’une grande étude de dépistage, et publient leur analyse dans Obstetrics & Gynecology.

Le principal problème concernant le dépistage du cancer de l’ovaire tient à la faible prévalence de cette maladie et à des méthodes de dépistage insuffisamment sensibles et spécifiques. Le risque de faux positif est alors plus grand, rappellent en préambule Edward Artrige et ses collègues de l’Université de l’Alabama.

L’étude Prostate Lung Colorectal & Ovarian Cancer Screening Trial avait initialement évalué l’utilisation de ces deux méthodes de dépistage du cancer de l’ovaire et n’avait pas trouvé de bénéfice en termes de mortalité, alors qu’il y avait un taux élevé de faux-positifs. Mais, l’exploitation des résultats des tests était à l’appréciation des médecins traitants. Les auteurs ont voulu voir s’il était possible d’améliorer la valeur prédictive de ces tests, et ont réanalysé les données de l’étude.

Ils ont évalué l’efficacité de l’emploi des deux procédés à deux moments du dépistage : lors des résultats initiaux (T0), et lors d’un dépistage ultérieur (T1+).

A T0, deux groupes à haut risque (défini par un risque de ce cancer supérieur à 10%) ont été identifiés : les femmes négatives à l’échographie endovaginale mais dont le taux de CA125 est supérieur à 70 unités/mL, et celles qui sont positives aux deux examens.

Si l’on se fie à ces critères de haut risque, le dépistage à T0 a une sensibilité de 60%, une spécificité de 96,2%, une valeur prédictive positive de 19,7% et une valeur prédictive négative de 99,3%.

A T1+, ce sont trois groupes à haut risque qui ont été isolés : les femmes négatives, à l’échographie mais avec une variation de CA 125 de 45 unités/mL ou plus entre les deux mesures, celles chez qui on a détecté un kyste ovarien d’au moins 6 cm malgré un CA125 négatif, et enfin les femmes qui sont positives pour les deux tests.

Ces critères de haut risque à T1+ ont une sensibilité de 85,3%, une spécificité de 95,6% une valeur prédictive positive de 29,6% et une valeur prédictive négative de 99,7%.

Les chercheurs fournissent ainsi une grille de lecture utile pour guider le choix du médecin quant à une éventuelle chirurgie.

Obstetrics & Gynecology, janvier, vol.3121, n°1, p25-31

Dernière mise à jour le mercredi 21 juin 2017 | Plan du site | Mentions légales | Se connecter