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Congeler tous les embryons avant transfert pourrait améliorer les résultats de la FIV

Les taux d’implantation et de grossesse sont plus élevés dans les cas où tous les embryons obtenus lors d’un cycle de fécondation in vitro (FIV) sont vitrifiés, au stade blastocyste, et que le transfert a lieu à distance du cycle de stimulation ovarienne, montre une étude italienne présentée lundi au congrès de l’European Society of Human Reproduction and Embryology (ESHRE) à Munich.

La cryoconservation élective des embryons permet de contourner les problèmes liés aux différences de synchronisation entre le développement de l’embryon et la réceptivité endométriale après une stimulation ovarienne contrôlée, rappellent Enrico Papaleo de l’Ospedale San Raffaele à Milan et ses collègues, dans le résumé de leur communication orale. Le développement de la culture prolongée jusqu’au stade blastocyste et la vitrification embryonnaire ont permis d’améliorer les résultats en termes de taux d’implantation, de grossesse et de naissance vivante. Ces connaissances ajoutées à celles concernant la réceptivité endométriale suggèrent que reporter le transfert des embryons lors d’une fenêtre d’implantation plus favorable pourrait être une nouvelle stratégie pour optimiser les résultats de la FIV, notent les chercheurs. Ils ont réalisé une étude cas-contrôles rétrospective, sur 63 cycles avec vitrification des blastocystes et transfert reporté en raison de contre-indications cliniques au transfert immédiat de blastocystes frais, et 189 cycles avec transfert d’embryons frais. Les patientes étaient appariées en fonction de l’âge, de la réserve ovarienne, de la cause de l’infertilité et du nombre d’ovocytes recueillis. Le nombre moyen de blastocystes transférés était de 1,76 dans les cycles frais et de 1,57 dans les cycles avec embryons congelés d’emblée, une différence statistiquement significative. Les taux de grossesse étaient significativement plus élevés dans les cycles avec embryons congelés, atteignant 71,4% contre 55%. Il en était de même pour les taux d’implantation (45,4% contre 34,2%). "Les résultats de cette étude suggèrent que les taux d’implantation et de grossesse peuvent être supérieurs lorsque le transfert d’embryons congelés est réalisé dans toutes les situations cliniques où le transfert d’embryons frais est contre-indiqué", concluent les auteurs. "Ces résultats peuvent s’expliquer par une meilleure synchronisation embryon-endomètre dans les transferts d’embryons congelés. De plus, le transfert d’embryons congelés pourrait être une stratégie élective étant donné les résultats néonatals non inférieurs, en termes de prématurité, petit poids de naissance, mortinatalité, mortalité néonatale et malformations majeures, par rapport au transfert d’embryons frais".

Dernière mise à jour le mardi 18 juillet 2017 | Plan du site | Mentions légales | Se connecter