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Détection urinaire des papillomavirus humains : une alternative au frottis acceptable dans certaines circonstances

La détection des papillomavirus humains (HPV) au moyen de tests urinaires peut être considérée comme une alternative acceptable pour les femmes qui ne réalisent pas régulièrement de frottis, selon une étude publiée mercredi par le British Medical Journal (BMJ).

En France, moins de 60% des femmes se font régulièrement dépister par frottis cervico-utérin entre 25 et 65 ans, comme préconisé.

Par ailleurs, dans certains pays, la participation des femmes décline, pointent Neha Pathak de la London School of Medicine and Dentistry et ses collègues. Ce constat est probablement lié au fait que le dépistage cytologique est invasif, prend du temps et requiert un gynécologue, estime l’équipe.

La détection de l’ADN viral par test urinaire a fait l’objet de plusieurs études. Les auteurs ont conduit une méta-analyse pour déterminer la fiabilité de ces tests. Ils se sont basés sur 16 articles portant sur 14 études évaluant des tests PCR auprès de 1.443 femmes. La plupart de ces tests utilisait le premier jet d’urine, notent les chercheurs.

Globalement, la sensibilité des tests était de 87% et leur spécificité de 94%. Pour les HPV 16 et 18, leur spécificité s’élevait à 98%, mais leur sensibilité chutait à 73%. Selon cette analyse, la sensibilité était significativement supérieure avec le premier jet d’urine.

La portée de ces conclusions est limitée par l’hétérogénéité des tests pris en compte dans l’analyse, estiment les investigateurs. Ils considèrent néanmoins que ces résultats montrent que le test urinaire constitue une alternative fiable au frottis pour augmenter les chances de dépistage dans les populations difficiles à atteindre.

Dernière mise à jour le mercredi 21 juin 2017 | Plan du site | Mentions légales | Se connecter