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Diagnostic prénatal : les CPDPN de plus en plus sollicités pour la poursuite de grossesses avec pathologie curable

Les centres pluridisciplinaires de diagnostic prénatal (CPDPN) sont de plus en plus sollicités pour la poursuite de grossesses avec une pathologie curable dans la perspective d’une prise en charge périnatale, selon le rapport d’activité annuel 2012 de ces centres, publié vendredi sur le site de l’Agence de la biomédecine (ABM).

Le rapport médical et scientifique 2013 de l’ABM comporte un chapitre sur l’activité des CPDPN en 2012.

Le nombre de dossiers examinés par ces centres cette année-là était de 37.050, stable par rapport à 2011, tout comme le nombre de naissances.

Le nombre d’attestations délivrées en vue d’une interruption médicale de grossesse (IMG) pour motif foetal est également resté stable, à 7.134, de même que le nombre de refus d’autorisation d’IMG (91) et le nombre de grossesses poursuivies avec une pathologie qui aurait pu faire autoriser une IMG, prises en charge par les CPDPN.

Toutefois le nombre de grossesses poursuivies avec une pathologie curable dans la perspective d’une prise en charge périnatale, prises en charge par les CPDPN, a augmenté régulièrement depuis 2008 et continue d’augmenter, passant de 3.712 en 2008 à 5.478 en 2011 et à 6.579 en 2012.

Certaines pathologies répondent à des protocoles de prise en charge, souvent chirurgicale, établis par les équipes, tandis que d’autres, qui n’ont pas nécessairement d’indication chirurgicale, nécessitent d’assurer une prise en charge médicale dès la naissance, pour décider des conditions de naissance et prévenir certaines complications en organisant le suivi pédiatrique, rappelle l’ABM.

"Cette donnée témoigne du succès des CPDPN, dont le rôle d’expertise et les capacités de prise en charge sont reconnus dès qu’une anomalie foetale est suspectée", commente l’agence. Cela résulte, selon elle, "à la fois des performances du dépistage rendant possible l’identification d’anomalies mineures et de l’amélioration de la prise en charge globale des couples au sein des CPDPN".

L’agence note également une augmentation "sensible" du nombre d’attestations d’IMG et de grossesses poursuivies qui auraient pu faire autoriser une IMG, depuis 2008, passant respectivement de 8 à 8,6 pour 1.000 et de 0,62 à 0,98 pour 1.000.

Ces augmentations montrent, selon l’ABM, que "les centres sont de plus en plus sollicités car ils sont désormais reconnus par l’ensemble des acteurs de la surveillance des femmes enceintes. Il est probable que le dépistage des anomalies foetales de particulière gravité soit de plus en plus performant, compte tenu des progrès de l’imagerie". Il y a eu en outre une augmentation de 21% du nombre d’IMG pour motif maternel, passant de 225 en 2011 à 272 en 2012. "Plus qu’une augmentation réelle du nombre de ces interruptions médicales de grossesse, il s’agit très probablement d’une meilleure déclaration liée à l’évolution législative récente (juillet 2011) impliquant obligatoirement un gynécologue-obstétricien de CPDPN pour les attestations d’IMG pour motif maternel", estime l’agence.

La totalité des centres, soit 48 autorisés en 2012, ont transmis leur bilan d’activité pour cette année.

Rapport médical et scientifique de l’assistance médicale à la procréation et de la génétique humaines en France

Dernière mise à jour le mardi 18 juillet 2017 | Plan du site | Mentions légales | Se connecter