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de Biologie Médicale

 

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Interruptions médicales de grossesse en France pour anomalies fœtales

Dommergues M. et al. Prenat Diagn. 2010 Jun ; 30(6) : 531-9

Selon la loi française, l´interruption médicale de grossesse (IMG) est autorisée quel que soit le terme lors qu´il existe une forte probabilité que l´enfant à naître soit atteint d´une affection d´une particulière gravité reconnue comme incurable au moment du diagnostic. L´équipe de médecins de l´hôpital de la Pitié-Salpêtrière (Paris) a étudié les indications retenues pour les IMG réalisées en France.

Sur les 2 475 cas analysés, il s’agissait dans 39,1% (n = 963) des cas d´anomalies chromosomiques, dans 36,4% (n = 898) de malformation d´un seul organe d´origine non chromosomique ou génétique et dans 9,7% (n = 238) de malformations multiples d´étiologie non chromosomique ou génétique.

Les autres indications d´IMG étaient selon les cas : une complication obstétricale (6,5%, n = 161), des maladies non chromosomiques ou génétiques (6,4%, n = 158), une infection fœtale (0,9%, n = 21), un oligohydramnios de cause non déterminée (0,8%, n = 20), une exposition fœtale à un agent tératogène (n = 6). Au total, 33,3% des anomalies étaient létales, 25,2% étaient supposées conduire à un retard mental isolé et 35,1% à un handicap important.

Dans seulement 6,4% des cas, l’anomalie avait des conséquences à longue échéance (maladie de Huntington par exemple), était de pronostic indéterminé (telle qu´une agénésie des corps calleux) ou était de sévérité discutable.

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