Laboratoire
de Biologie Médicale

 

Fermer

L’Inca lance une campagne d’information sur le dépistage du cancer du col de l’utérus

L’Institut national du cancer (Inca) rappelle l’importance du frottis pour dépister le cancer du col de l’utérus alors que 40% des femmes ne réalisent pas de frottis régulièrement en France.

A l’occasion de la neuvième semaine européenne de prévention et de dépistage du cancer du col de l’utérus qui se déroulera du samedi 24 au vendredi 30 janvier, l’Inca et le ministère des affaires sociales, de la santé et des droits des femmes lancent, en partenariat avec les caisses d’assurance maladie, une nouvelle campagne de sensibilisation au dépistage de ce cancer pour rappeler l’importance d’un frottis régulier.

En cohérence avec le Plan cancer 2014-19, cette campagne rappelle que le frottis doit être réalisé tous les trois ans, dès 25 ans et jusqu’à 65 ans. Elle met l’accent sur les bonnes pratiques en matière de dépistage et cherche à sensibiliser les femmes qui ne se font pas ou trop peu dépister. L’affiche de la campagne indique qu’"Entre 25 et 65 ans, un frottis tous les trois ans, c’est important". Et elle rappelle que 90% des cancers du col de l’utérus peuvent être évités.

Le cancer du col de l’utérus touche 3.000 femmes par an en France et provoque plus de 1.100 décès chaque année. Ce cancer est l’un des seuls pour lequel le pronostic se dégrade en France avec un taux de survie à cinq ans en diminution (de 68% en 1989-91 à 64% en 2001-04).

Pourtant, il est possible, grâce au dépistage, de détecter des lésions précancéreuses et cancéreuses du col et ainsi de prévenir l’apparition d’un cancer ou de le soigner.

Des lésions précancéreuses sont identifiées chez plus de 31.000 femmes chaque année.

Actuellement, le dépistage, recommandé pour les femmes âgées de 25 à 65 ans, est majoritairement individuel et repose sur l’initiative du gynécologue, du médecin traitant ou d’une sage-femme, excepté dans 13 départements où un dépistage organisé a été expérimenté en amont de la généralisation prévue dans le nouveau Plan cancer.

Mais 40% des femmes ne réalisent pas de frottis régulièrement et, après 55 ans, elles sont plus de 50% à ne pas se faire dépister tous les trois ans, le plus souvent par manque de suivi gynécologique.

Celles qui ne se font pas ou trop peu dépister sont les femmes issues de catégories socioéconomiques les moins favorisées, les femmes de 25-30 ans et celles de plus de 50 ans.

SPOTS RADIO ET MODULES DE FORMATION La campagne s’appuie sur des spots radio portés par deux animatrices télé : Karine Ferri et Sophie Davant.

Un dispositif interactif sera mise en place fin janvier sur des logiciels médicaux de gestion de dossiers patients avec une fenêtre "pop-up" qui se déclenchera à l’ouverture du dossier d’une femme âgée de 25 à 65 ans, afin de rappeler au médecin que celle-ci est concernée et pour l’inviter à engager un dialogue sur le sujet.

Un dossier d’information a été préparé pour les professionnels de santé et des outils d’aide à la pratique. Un module de formation en e-learning est également proposé sur le site de l’Inca.

L’Inca a aussi prévu pour les femmes des documents d’information sur le dépistage et la vaccination (dépliants, affichettes) à leur remettre ou à placer en salle d’attente. Ils peuvent être commandés sur le site de l’Inca.

Les professionnels doivent orienter leurs patientes vers un autre professionnel de santé habilité à réaliser des frottis (médecins généralistes, gynécologues et sages-femmes) s’ils ne réalisent pas eux-mêmes les frottis. Cet examen peut aussi être fait dans certains laboratoires d’analyses de biologie médicale, sur prescription médicale.

Il existe, par ailleurs, une vaccination préventive, recommandée dès 11 ans. Les papillomavirus humains (HPV) sont la principale cause du cancer du col de l’utérus. La vaccination lutte contre l’infection par certains types de virus HPV, à l’origine de 70% des cancers du col utérin. Cette vaccination ne se substitue pas au dépistage par frottis mais constitue un moyen complémentaire d’agir face au cancer du col de l’utérus. Cependant, la couverture vaccinale reste faible en France.

Dernière mise à jour le mardi 18 juillet 2017 | Plan du site | Mentions légales | Se connecter