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Le papillomavirus multiplie par deux le risque de pré-éclampsie (étude rétrospective)

L’infection par le papillomavirus humain multiplie par deux le risque de pré-éclampsie, selon une étude de cohorte rétrospective américaine présentée en fin de semaine dernière au congrès de la Society for Maternal-Foetal Medicine à San Francisco.

D’après des résultats récents, il existe un lien entre la présence de souches à haut risque du papillomavirus humain (HPV) et le risque cardiovasculaire. Mollie McDonnold et ses collègues de l’université du Texas à Galveston ont voulu savoir si le même lien existait entre la présence d’une souche de papillomavirus à haut risque au début de la grossesse et l’apparition d’une pré-éclampsie.

Ils ont comparé le pourcentage de pré-éclampsie entre un groupe de 234 femmes positives pour la présence de souches à haut risque de papillomavirus au début de leur grossesse, et celui d’un groupe contrôle de 234 femmes, qui étaient HPV-négatives lors de deux contrôles consécutifs, dont un réalisé en cours de grossesse.

Les auteurs précisent que les femmes du groupe HPV étaient en général plus jeunes, et avaient une pression artérielle ainsi qu’un indice de masse corporelle plus bas. La part de fumeuses y était également plus importante.

Il y avait 10,3% de risque de pré-éclampsie chez les patientes du groupe HPV contre 5,9% dans le groupe contrôle. Une fois les résultats ajustés pour les facteurs de risque classiques comme l’âge, la pression artérielle, l’indice de masse corporelle et la consommation de tabac, la différence était encore plus grande.

Le risque de pré-éclampsie était deux fois plus élevé dans le groupe HPV que dans le groupe contrôle.

Aucune différence n’a été relevée en revanche dans la sévérité de la pré-éclampsie.

Dernière mise à jour le mercredi 21 juin 2017 | Plan du site | Mentions légales | Se connecter