Laboratoire
de Biologie Médicale

 

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Une piste herpétique dans la schizophrénie

"Schizophrenia Research", mai 2010

Une découverte surprenante a été faite par des médecins américains de l’université Johns Hopkins à Baltimore. Ils ont associé la schizophrénie à une infection par l’herpès virus de type 1 (HSV1). David J. Schretien et coll. suggèrent qu’une partie, au moins, de la symptomatologie de l’infection pourrait être la conséquence d’une infection herpétique survenue antérieurement. Ils ajoutent que la confirmation de ce constat pourrait avoir des conséquences thérapeutiques ou préventives.

Des études avaient déjà montré chez des sujets porteurs d’anticorps anti-HSV-1 un volume cérébral plus petit que chez les sujets indemnes.

L’équipe a donc enrôlé 40 sujets atteints de schizophrénie. Une sérologie a montré chez 25 d’entre eux la présence d’anticorps anti-HSV-1, leur absence chez les 15 autres. Confirmant les études antérieures, les tests psychométriques ont été moins bien réalisés par les patients positifs pour le HSV-1. Et ceux-là même avaient aussi une réduction du volume de l’aire cingulaire antérieure, qui contrôle la vitesse de traitement des informations et l’aptitude à changer de tâche.

Le cervelet, c’est-à-dire la coordination motrice, subissait aussi une perte de volume. De quoi faire attribuer la responsabilité de certains troubles cognitifs au virus, écrivent les auteurs.

Une piste thérapeutique s’ouvre. D’autant que des études ont déjà montré l’efficacité d’antiviraux sur les symptômes de cette affection.

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